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De résidu à source d'agents de conservation naturels


31 octobre 2019

Un procédé développé à l’Université Laval permet d’isoler, à partir de sang des abattoirs, des agents de conservation naturels pour la viande.

Au Canada, l’abattage de porcs et de bovins génère plus de 120 millions de litres de sang chaque année. La partie incolore de ce sang est récupérée pour ses protéines, qui servent à la production de médicaments ou à la fabrication d'aliments destinés aux animaux. Par contre, la partie solide du sang, le cruor, qui représente environ 40 % du volume sanguin, est encore peu valorisée.

Les choses pourraient toutefois changer grâce à un procédé conçu par l’équipe de Laurent Bazinet, professeur au Département des sciences des aliments et chercheur à l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels. En effet, selon une étude publiée dans la revue Food Chemistry par le professeur Bazinet et ses collaborateurs de l'Université de Lille, certaines fractions du cruor isolées grâce au procédé créé à l'Université Laval sont aussi efficaces qu’un additif couramment utilisé pour la conservation de la viande.