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Pandémie: les bonnes habitudes alimentaires se sont maintenues


05 janvier 2021

Les personnes qui s'alimentaient bien avant le début du confinement n'ont pas cherché refuge dans la malbouffe

Une étude réalisée par une équipe de l'Université Laval montre que les Québécois qui étaient soucieux de leur alimentation avant le début du confinement n'ont pas perdu leurs bonnes habitudes dans les mois subséquents. La qualité de leur alimentation se serait même légèrement améliorée, rapportent les chercheurs dans un article publié par The American Journal of Clinical Nutrition.

Le professeur Lamarche et ses collaborateurs arrivent à ce constat après avoir analysé l'alimentation de 853 personnes dans les mois qui ont précédé mars 2020 et entre le 15 avril et le 12 mai. «À ma connaissance, il s'agit de la première étude qui compare l'alimentation des mêmes personnes avant et après le début du confinement, signale Benoît Lamarche. Nous avons pu faire cette comparaison grâce au projet NutriQuébec, une étude qui suit l'évolution des habitudes de vie et de la santé de la population québécoise.»

Les participants inscrits à NutriQuébec doivent remplir périodiquement des questionnaires en ligne, notamment des questionnaires de rappel alimentaire qui permettent d'établir le type et la quantité d'aliments et de boissons consommés au cours des 24 heures précédentes. Ces données ont servi à calculer un indice de qualité de leur alimentation, qui repose sur la qualité globale de leurs choix alimentaires par rapport aux recommandations gouvernementales.

L'étude parue dans The American Journal of Clinical Nutrition est signée par Benoît Lamarche, Didier Brassard, Annie Lapointe, Catherine Laramée, Michèle Kearney, Mélina Côté, Ariane Bélanger-Gravel, Sophie Desroches, Simone Lemieux et Céline Plante. Ces chercheurs sont rattachés au Centre nutrition, santé et société, à l'Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels, à l'École de nutrition, au Département d'information et de communication, à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et à l'Institut national de santé publique du Québec.

Lire l'article complet : Ulaval nouvelles, 5 janvier 2021