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Billet février 2023

De la rétraction à l’expansion - Vers un monde du travail qui regorge de possibilités


En raison de la transformation rapide et vigoureuse du marché de l’emploi, les défis d’hier ne seront plus ceux de demain. Ce billet, rédigé par Ann-Marie Gosselin et Jocelyne Lévesque, brosse le portrait du marché de l’emploi, d’hier, d’aujourd’hui et de demain, en plus de mettre de l’avant l’apport que peut avoir la formation en sciences de la consommation sur les organisations, les professionnels et plus largement sur notre société. 


Le marché de l’emploi d’hier à aujourd’hui – Portrait, enjeux et défis

Tous les jours, autant dans le cadre de notre vie personnelle que professionnelle, il est possible de constater que la main-d’œuvre disponible sur le marché de l’emploi se fait de plus en plus rare. À cet égard, le vieillissement de la population en âge de travailler laisse présager que cette rétraction nous influencera à plusieurs niveaux. En effet, les conséquences en découlant sont nombreuses et de celles-ci on compte la difficulté accrue de la rétention et du recrutement de la main-d’œuvre, l’augmentation de la charge de travail des salariés ainsi que la réduction du potentiel de croissance des organisations. 

Afin de pallier, du moins en partie, à ce déséquilibre, le Québec dépend des compétences professionnelles de ses travailleurs ainsi que de sa capacité à les développer dans les prochaines années. En revanche, les conséquences liées à la pénurie de la main-d’œuvre font en sorte que les critères d’embauche sont à la baisse, et donc, que les employeurs sont davantage enclins à engager une main-d’œuvre moins qualifiée et ayant un niveau de scolarité inférieur aux exigences qui étaient autrefois la norme. De ce fait, afin de ne pas impacter négativement la compétitivité des organisations, la formation continue et le mentorat à l’intention des travailleurs offerts en entreprise deviennent d’autant plus essentiels. 

Si l’on compare le marché du travail d’hier à aujourd’hui, il est également possible de constater que la technologie occupe désormais une place saillante au sein des entreprises qui n’ont eu d’autres choix que de numériser une partie de leurs activités. Cela étant dit, depuis l’avènement de la crise sanitaire, le déficit en compétences numériques ne cesse de s’accroître, en plus du faussé existant entre le savoir-faire et la demande attendue des organisations. Cet aspect constitue ainsi un autre élément stratégique sur lequel les entreprises devront se pencher. 

La force des organisations qui ont été en mesure de subsister lors des dernières années réside dans leur capacité à innover et à se différencier, et ce, grâce à l’une de leurs ressources les plus importantes – leur main-d’œuvre. Cela est d’autant plus vrai, pour les secteurs ayant été plus durement affectés par les restrictions sanitaires. L’un des phénomènes ayant contribué à la transformation du marché lors de la pandémie est le déplacement de la main-d’œuvre entre les différents secteurs d’activité. Il ne suffit donc plus de se différencier en tant qu’employeur de choix dans son domaine d’expertise, mais bien d’être à même de le faire dans un marché tout entier et en perpétuelle transformation. 

Le marché de l’emploi de l’avenir – Portrait, enjeux et défis

En raison de la transformation rapide et vigoureuse du marché de l’emploi, les défis d’hier ne seront plus ceux de demain. De ce fait, de nouvelles opportunités vont émerger, impactant les emplois qui seront transformés ou encore amenés à disparaître. 

Selon plusieurs experts, l’automatisation croissante des technologies fera en sorte que près de 50% de la main-d’œuvre n’aura d’autres choix que d’acquérir de nouvelles compétences afin d’être à même d’exercer les fonctions liées à son emploi, tout en répondant aux nouveaux critères de sélection des recruteurs. Ainsi, la capacité d’apprendre deviendra plus importante afin de pouvoir s’adapter à un marché de l’emploi qui ne cesse de se réinventer. De ce fait, toute personne intégrant le marché du travail devra avoir des compétences multidisciplinaires, en plus de maîtriser de nombreuses compétences transversales, telles que: la maîtrise de la communication orale et écrite; les habiletés relationnelles; le leadership; l’aptitude à bien travailler en équipe; la maîtrise des technologies de l’information; la capacité à résoudre des problèmes; le sens de l’autonomie et de l’initiative; la capacité de résilience et la flexibilité; la créativité, et surtout; la capacité à être orienté client. 

En effet, les secteurs d’activité popularisés et émergents, dus aux différents changements, dépendent des technologies de l’information, des métiers du web, de la science, de la santé et des services sociaux, de l’éducation et de l’amélioration continue ainsi que des développements dans le domaine de la gestion. Par conséquent, bien que la technologie occupe une place plus importante, il n’en demeure pas moins que l’humain demeure, et doit demeurer, au centre des activités et des préoccupations.


Les sciences de la consommation comme levier vers l’expansion des marchés 

Les acteurs de changement, tels que les institutions d’enseignement, les employeurs ainsi que les salariés ont un rôle déterminant à jouer dans le développement des connaissances ainsi que des compétences des professionnels d’aujourd’hui et de demain. Ce développement doit prendre en compte le fait que d’une part, les nouvelles générations de travailleurs n’ont pas les mêmes besoins et aspirations et d’autre part les organisations ne sont pas toutes confrontées aux mêmes défis. 

Il n’est pas sans savoir que les universités sont des incubateurs de connaissances, agissant comme levier vers le développement des talents et plus largement vers celui d’une économie du savoir. Parmi les programmes de formation contribuant au développement des organisations par l’entremise des professionnels formés, on retrouve le baccalauréat en sciences de la consommation. En effet, les étudiants et futurs professionnels inscrits à ce programme universitaire apprennent à développer les compétences nécessaires pour analyser et comprendre les comportements des clientèles et les problématiques liées aux relations organisations-clients. Ils sont ainsi en mesure de définir les besoins et les attentes de différents segments de marché et d'établir des solutions pour y répondre, d'élaborer des programmes d'intervention ciblés, d'assurer leur mise en œuvre ainsi que d'évaluer la satisfaction de la clientèle et la qualité de la prestation des services offerts par les organisations. Les étudiants apprennent également à planifier des stratégies d'implantation ou d'amélioration de la qualité des services ainsi qu’à gérer et évaluer des activités de commercialisation.

Ainsi le baccalauréat permet d’outiller les organisations à prendre conscience de leur rôle social et de l'importance de se soucier des intérêts du consommateur. De plus, cette formation permet aux professionnels d’occuper une multitude de postes dans les différents secteurs de l’économie. Plus précisément, leurs fonctions graviteront autour de la compréhension des besoins des consommateurs, de l'analyse du contexte organisationnel, de la réalisation d'études de satisfaction, du développement et de l'opérationnalisation de stratégies et de l'évaluation des retombées des actions organisationnelles sur le bien-être des consommateurs et de la société.

 

Ann-Marie Gosselin
Chargée d’enseignement en sciences de la consommation
Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation

Jocelyne Lévesque
Responsable de formation pratique en sciences de la consommation
Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation

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